jeudi 1 octobre 2015

MATIN.....CALINS






Elle apparue dans la pièce seulement vêtue de ma chemise boutonnée négligemment, laissant apparaître en transparence ses formes délicates  dans les rayons d une lumière matinale que laissaient passer les persiennes croisées.

Sur la pointe des pieds, elle s’approcha de la table, ou l’attendais une cafetière brûlante, ainsi que de délicieux croissants achetés par mes soins à la boulangerie du coin. 

Elle se pencha et m embrassa, pris place sur mes genoux. L’odeur  exquise de son corps se mêlait à celle du café chaud.

Je pris un croissant et en déchirais la moitie avec ma bouche, lui tendant délicatement l’autre partie qu’elle engloutie en me fixant avec des yeux rieurs.

Quelques miettes restaient collées a la commissure de ses lèvres d’un rose parfait, délicatement j entrepris de les essuyer avec mon index.

 Elle entrouvrit  sa bouche laissant entrevoir l’émail nacre de ses dents et me mordit, tout en resserrant ses  lèvres autour de mon doigt  avec une légère succion.

Cette sensation attisa mes sens.

Elle saisit ma tasse et bu quelques gorgées en prenant un air innocent.

Ma main caressait son ventre, jouait avec l’orifice de son nombril, provoquant chez elle de petits soubresauts .Elle se cambra laissant apparaître le dessin de sa poitrine, tout en trépignant sur place.

Elle reposa la tasse sur le bord de la table, pencha sa tête en arrière sur mon épaule, pris ma main et  d’un geste lent la fit descendre entre ses cuisses en la maintenant plaquée sur son sexe légèrement humide.

Je profitais de cet instant,  de cette communion, de ce désir mêlé d’excitation, ne voulant surtout pas griller les étapes pour le rendre infini.


Aujourd’hui …………..je  n irais pas travailler.....

mercredi 12 août 2015

POUR LES CONNAISSEURS..........





Le soleil illuminait déjà  de ses rayons la belle plage du PRADON.

Cette année le mois de juillet s’annonçait spécialement  chaud, avec un peu de mistral.

Mon vieux.....Paul pour les habitues, s’affairait à arroser la terrasse de sa paillote  afin de donner un peu de fraîcheur, tandis que dans la cuisine ma mère...Françoise s’activait pour se mettre en place pour le service de midi.

Pour moi corvée de moules, nettoyage et ébarbage en prévision des commandes pour la soirée, car la spécialité de l’endroit  ,à part la bouillabaisse, la paella, les pâtes aux fruits de mer. Etait un plat bien de chez nous......les moules farcies à la provençale.

Attention pas de confusion avec les moules gratinées du sud-ouest.....là un boulot de titan pour quelques minutes de bonheur.
Je m’explique…….hors mis les nettoyer et les ouvrir, il faut ensuite les remplir d’une farce dont le secret reste familial, et ensuite les attacher une à une avec un petit bout de ficelle de coton pour ne pas que la farce s’échappe durant a cuisson et reste en contact avec la moule.
Ensuite vient la préparation de la sauce à base de tomates et d’épices.

Ce plat a de nos jours pratiquement disparu, à part peut-être quelques courageux qui le préparent chez eux pour des amis ou la famille, mais vous ne le  trouverez pas à la carte d’un resto.

Je pense que tous ceux qui ont eu le privilège de les manger à la paillote de mes vieux en gardent encore un souvenir impérissable.

En hommage  à Françoise et Paul qui ont su pendant 15 ans faire partager la Provence à travers leurs gouailleries  et leur cuisine sur cette petite plage du sud de la France.

GE












mercredi 22 juillet 2015

L’ ART ET LA MANIÈRE.........





L’annonce du serveur  raisonna dans sa tête. 

Machinalement il saisit le shaker de métal argente, compagnon de travail depuis de nombreuses années…. l’ouvrit, jeta à l’intérieur une poignée de glaçons.

Comme un ordinateur il analysa les ingrédients  nécessaires à la composition du fameux breuvage..

Il attrapa sur l’étagère un verre à pied, haut, et légèrement  bleuté, passa sur le bord la pulpe d’un quart de citron et le plongea dans une coupelle remplie de sucre en poudre d’un mouvement sur et circulaire.
Il le secoua et le posa devant lui admirant le contour parfait ,blanc et granuleux.

Les filets de liquides s’échappant de différentes bouteilles s’accumulaient dans le shaker.

 Le geste est sûr, les doses exactes.....

Une sorte de chorégraphie offerte aux clients les plus proches. Un mouvement de haut en bas gracieux, qui se termine par un geste sec  et rotatif, un peu comme une virgule qui coupe radicalement la chute du liquide au niveau du bec verseur en inox.

Il assembla les trois parties de son accessoire, qui s’emboîtèrent parfaitement malgré les années d’utilisation. 
Il cala le tout entre ses deux mains positionnées à chaque extrémité et  commença un mouvement de va et vient avec ses bras ,légèrement arrondi par moments.

Le bruit des glaçons se fracassant à l’intérieur et se mélangeant aux liquides sembla accompagner en rythme la musique bossa nova  jouée par un pianiste sans âge, dissimulé dans un coin du bar.

Le métal, entre ses mains commença a s embuer de fraîcheur…..stop pensa-t-il.

Il ouvrit le capuchon et versa délicatement le breuvage dans le verre, gardant une infime partie qu’il versa dans un petit shot qu’  il porta a sa bouche et prit un air satisfait.

Tout un choix de fruits frais pré découpés s’offraient a lui pour terminer son œuvre. Il opta pour une belle fraise d’un rouge vif et une demi tranche d’orange préalablement zestée qu’ il positionna délicatement sur le bord du verre en faisant attention de ne pas détériorer la collerette blanche immaculée de sucre.

La touche finale un brin de menthe fraîche délicatement cale entre les deux fruits, un touilleur torsadé et design ainsi qu’une paille noire coudée.


Il poussa légèrement le verre devant lui, afin de mieux voir le résultat final et fit signe au serveur qui chargea le cocktail sur son plateau en vociférant une autre commande sans ménagement.

lundi 29 juin 2015

EN TOUTE SIMPLICITÉ.........


Dans cette chronique, je vais essayer de faire une synthèse rapide de  certains plaisirs, selon mon point de vue.

J’aime les belles et les bonnes choses que nous offre la vie, mais en toute simplicité.

Je m’explique…………

Amateur de vin depuis un certain temps, j’ai un réel plaisir à ouvrir une bonne bouteille de vin avec un plateau de fromages ou de charcuteries, sans chichis sur le coin de la table de ma cuisine.

Boire un bon armagnac, dans une pénombre relative sur un fond de bonne musique jazz.

Faire une sieste sur le sable chaud d’une plage de méditerranée, en arrière-saison bercé par le flux et le reflux des vagues et le cri des mouettes.

Manger des oursins fraîchement péchés, sur le pont d’un pointu, avec un couché de soleil et quelques bouteilles de roses…… va s en dire.

J aime aussi la vision furtive du galbe d’un mollet ou du dessin d’une cuisse que laissent transparaître en toute innocence certaines femmes lorsqu’elles croisent ou décroisent leurs jambes en terrasse d’un café.

Boire un apéro avec une équipe de déconneurs, enchaînant blagues sur blagues jusqu’à pleurer de rires.

Ceux ne sont que quelques exemples, mais je pense que beaucoup me rejoindrons sur ce terrain-là.

Des moments à la portée  de tous, et pas spécialement réservés à une élite.

De vrais moments simples………….. Dans notre existence quotidienne qui nous parait de plus en plus compliquée.


Beaucoup pensent que sans argent on ne peut pas profiter de la vie.



Ces moments la ne s achètent pas et ont pour moi une plus grande valeur qu un compte en banque bien rempli.

carpe diem« cueille le jour sans te soucier du lendemain » .


lundi 8 juin 2015

ANDROGYNE..........


Cette chronique est un petit constat personnel,sur une tendance qui me parait de plus en plus évidente au risque de passer pour quelqu un de ringard ,voire macho , tout simplement naïf ou les trois.

Les médias, les films, les magazines et même les calendriers montrent de plus en plus comme une normalité deux hommes ou deux femmes ensembles  dans des situations plus ou moins suggestives et parfois carrément crues.

L homme est de plus en plus médiatise dans un look imberbe ,musclé, huilé,style Grèce antique et la femme,tatouages et regard de fauve .....limite guerrières amazones.

Je pense que le message est de montrer le cote féminin de l homme et l inverse pour la femme.....pour  ne voir au final un etre unisex.

On est bien loin de la famille Bidochon de l époque.

Donc l homme montrerait  plus sa sensibilité,ses émotions tout en gardant une apparence physique forte peut etre en réponse a la violence quotidienne qui nous entoure . 

l idée serait qu il n a pas ou plus  l obligation de mettre en avant ses instincts primitifs mais au contraire montrer son cote doux et sensible enfoui au fond de lui pendant des siècles.

Pour la femme montrer sa capacité a etre forte et indépendante dans tous les sens du terme.

Cette image de nouvelles femmes ....... chefs entreprises,impliquées aussi  en politique,prêtes a relever   défis physiques et d endurance  comme on nous le montre dans certaines émissions de télé réalité.

Même dans la sexualité et le plaisir, avec l avènement des sextoys de plus en plus sophistiques qui ont fait  un tabac et qui  sont aussi communs aujourd hui qu une machine expresso reléguant l homme a une place moins indispensable  dans le domaine.

L adoption d enfants pour les couples de même sexe,ainsi que le mariage  favorisent aussi cette mouvance.

Alors que cherche t on a créer....je suis pour l évolution et le progrès ,je n ai aucun tabou et je respecte la vie de chacun, mais j avoue que la je m y perd un peu.

Cette tendance nous amène vers un futur être humain ,asexué,autonome ,contrôlant son existence dans les moindre détails ....bien loin des fondamentaux que la nature nous a transmise.

Pourquoi pas me direz vous.......





mardi 26 mai 2015

TOUT FAUX..............







Se bourrer la gueule pour tout oublier.........

Il poussa la porte du premier bar venu, entra et s’installa sur un tabouret au comptoir.

Il grommela au barman.... UN DOUBLE COGNAC  d’un ton nerveux.

Le verre de breuvage fut pose devant lui suivit d’un .......18 euros.

Il fouilla dans ses poches et posa une poignée de billets divers sur le comptoir et fit signe de la tête au loufiat de se servir.
Il ingurgita son verre cul sec.

.......UN AUTRE....

Au bout de quelques tournées son esprit commença à s embrumer, et resurgirent les images de sa femme avec cet inconnu devant son immeuble échangeant et long et fougueux baiser avant de repartir chacun de leur cote.

Pour une fois qu’il rentrait plus tôt, voilà le résultat.

......UN AUTRE.......cul sec.....

Sa première pensée fut d’intervenir violemment, de leur voler dans les plumes à tous les deux, mais il n’en fit rien, il resta sans bouger planté de l’autre coté de la rue assistant impuissant au spectacle de cette trahison.

.........UN AUTRE....

L’alcool commençait  lui tourner la tête et  il commença à divaguer et parler seul avachi sur le comptoir de zinc.

Le barman le mis en garde de se tenir correctement et de ne pas importuner les autres clients, ce qui provoqua chez lui une montée, accompagnée d’insultes en tous genres.

SERT MOI.......JE PAYE ....ENCORE UN DOUBLE........

Le barman lui indiqua que cela cela suffisait et qu’il ferait mieux de partir.

Il n’en fit rien et renchérit d’un.......

QUI TU ES TOI POUR ME DIRE CE QUE JE DOIS FAIRE....

La réaction ne se fit pas attendre, le barman fit le tour du comptoir  l’empoigna manu militari, l’accompagnant vers la sortie avant de le projeter sur le trottoir en l’informant de ne plus remettre les pieds ici.

Il retourna à son comptoir et dit avec un petit sourire moqueur à l’attention des autres clients.....

4 VERRES ET APRES ILS SE PRENNENT TOUS POUR RAMBO.......C EST LA VIE.


lundi 18 mai 2015

EN MODE....JAZZ.





Une journée pénible……..une seule envie boire un verre et me détendre.

Joptais pour une cave de jazz que je connaissais, située dans le sous-sol d’un immeuble vétuste, je pris l’escalier crasseux jonche de vieux papiers donnant  sur une porte en bois.
Je  frappais quelques coups secs, le Judas s’ouvrit  laissant apparaître une paire d’yeux  sombres et  inquisiteurs.

Le  crissement  du verrou me donna l’accès à une petite salle enfumée .Quelques tables etaient occupées par des clients, que je distinguais a peine dans la pénombre environnante.

Je pris place au comptoir qui faisait face à l’estrade ou un quintet de musiciens éclaires par un spot, interprétaient une reprise de Sarah Vaughan avec un certain talent.
Un délice pour mes oreilles.
Je murmurais au barman….un armagnac….pour ne pas perdre une note.
Voilà, ce dont j’avais besoin. Une sorte de bien être m envahi, comme si toute la pression accumulée dans la journée s’en allait peu à peu pour faire place à une quiétude bien méritée.
J allumais une cigarette, et fit signe au barman de me resservir.
Quelques applaudissements discrets achevèrent ce délicieux morceau immédiatement suivi de….Blue Train  de John Coltrane.
Le jazz….LA MUSIQUE….seule et unique, une thérapie pour moi, une échappatoire au stress de la vie quotidienne, comme certains font du sport ou d’autres activités.
Apres quelques heures et un peu émèche certes, je décidais un repli strategique.je payais ma note au barman en lui adressant un clin d’œil de satisfaction.
Direction la sortie sur un morceau de KENNY BURRELL….MIDNIGHT BLUE.
La mélodie dans ma tête qui se mêlait à ma démarche incertaine, ponctuée de petits.....pam....pam...pam me fit sourire.

J’étais bien.